À propos de

Des bonnes pratiques et des bons usages,
De l’acquisition des savoirs à leur transmission

Face au patient porteur de plaie, définir une stratégie thérapeutique, élaborer un protocole, mettre en œuvre un soin, mobilisent de multiples savoirs.

Si l’acquisition des connaissances est fondamentale, les parfaire et les actualiser l’est tout autant. Ainsi les formations initiales sont complétées par une démarche de formation professionnelle continue à laquelle prennent part les diplômes universitaires.

Responsable au sein de la Faculté de Médecine du Diplôme des Plaies et de la Cicatrisation sur le Centre Hospitalier Universitaire de Nice, je suis tout particulièrement concernée par la transmission des savoirs.

Or il s’avère que le savoir ne prédispose pas au savoir-faire, tout comme le savoir-faire ne prédispose pas au savoir transmettre : c’est là une des facettes de la problématique inhérente à l’enseignement.

Les stages sont des lieux privilégiés pour l’étudiant en soins infirmiers parce qu’ils offrent la possibilité de passer à la pratique et de réaliser des soins.

Pour le professionnel encadrant, être en mesure d’expliquer, de décrire, de montrer, mais aussi de susciter une réflexion face à la prise en charge du patient porteur de plaie, reste un défi au carrefour de multiples influences : les connaissances sont inégales,  les expériences diffèrent, les approches individuelles ou collectives restent respectivement dépendantes de la personne ou de l’équipe, il existe des interactions interprofessionnelles et interstructures, puis viennent participer à ces différentes contraintes, l’habitude et la résistance au changement.

Pour autant l’acquisition des savoirs et leur transmission dans le respect des bonnes pratiques et des bons usages, restent un enjeu majeur dans l’harmonisation des pratiques professionnelles et dans la continuité des soins.

Docteur CHIGNON SICARD, Chirurgien, Service de Chirurgie Réparatrice – CHU de NICE

Responsable du Diplôme Universitaire Plaies, Brûlures, Cicatrisation